Le Fnaeg, un danger pour les libertés : il n’y a pas d’ADN “neutre”

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Fnaeg

Lu sur le site de la LDH Toulon, le 17/01/2011

Le procès en appel du “barbouilleur” François Vaillant, poursuivi pour refus du fichage au Fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg), s’est déroulé à Rouen le 17 novembre 2010 [1]. L’avocat général a réclamé 300 € d’amende, comme en première instance, mais il n’a pas été suivi par la Cour qui a condamné le rédacteur en chef de la revue Alternatives Non-Violentes à une amende symbolique de 1 € d’amende le 12 janvier 2011.

L’originalité de l’audience en appel du 17 novembre 2010, tient à ce qu’une généticienne de l’Inserm, Catherine Bourgain, a témoigné du fait que les segments non-codants enregistrés dans le Fnaeg sont, au regard de découvertes scientifiques récentes, capables de discriminer les individus en fonction de caractéristiques génétiques (couleur de la peau, maladie…) [2]. Or la loi interdit formellement cette discrimination. C’est pourquoi l’avocat Nicolas Gallon a plaidé l’illégalité du Fnaeg en se fondant sur cet élément. Ce procès à Rouen en appelle maintenant d’autres du même genre.[3]

Le Fnaeg compte actuellement plus de 1.300.000 personnes fichées.

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